Production, diffusion
& administration
pour le spectacle vivant

JONATHAN CAPDEVIELLE / Poppydog

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CREATION 2009

conception et interprétation Jonathan Capdevielle
lumière Patrick Riou
régie générale Christophe Le Bris
régie son Johann Loiseau
collaboration artistique Gisèle Vienne
regard extérieur Mark Tompkins
assistance audio Peter Rehberg
assistant artistique pour les tournées Jonathan Drillet
administration, diffuion Fabrik Cassiopée - Isabelle Morel et Manon Crochemore

avec la participation d’ECUME, ensemble choral universitaire de Montpellier – direction musicale Sylvie Golgevit – avec en alternance Paco Lefort, Jean-Luc Martineau, Pierre-Yves Bruzzone, Renaud Lebrun, Olivier Strauss, Benoit Vuillon.
remerciements à Aurélien Richard, Mathieu Grenier, Tibo Javoy et Ya Basta, pour l'enregistrement et mixage des chœurs sur "pitaladyfacegalaxymix", Jean-Louis Badet, et à Barbara Watson et Henry Pillsbury.
avec l’aide de DACM et l’équipe technique du Quartz, Scène Nationale de Brest

production déléguée Association Poppydog
La pièce Adishatz/Adieu a été portée en production déléguée par le Bureau Cassiopée de sa création jusqu'à janvier 2016 - production : Anne-Cécile Sibué Birkeland / diffusion & administration : Léonor Baudouin & Manon Crochemore
coproduction Centre Chorégraphique National de Montpellier Languedoc Roussillon dans le cadre de ]domaines[ (FR), Centre Chorégraphique National de Franche-Comté à Belfort dans le cadre de l’accueil-studio (FR) et BIT Teatergarasjen, Bergen (NO).
avec le soutien du Centre National de la Danse pour la mise à disposition de studios.

Adishatz/Adieu dresse un autoportrait fragile et singulier. Convoquant le registre de l’autofiction, sorte de documentaire sous forme de confession qui met en évidence l’itinéraire d’un personnage entre vie réelle et vie fantasmée ou rêvée, cette pièce est écrite à partir de chansons, de conversations, qui évoquent comme des carnets intimes, les racines ou la famille.

"Adishatz/Adieu est construit à partir de la technique de l’imitation souvent utilisée pour divertir. Je la détourne avec une force autrement plus trouble. Comme une cassette vierge sur laquelle j’enregistrerais le monde qui m’entoure et me constitue.
Ce personnage ambivalent que j'interprète vacille entre grâce et grossièreté. Le recours au travestissement permet d’accentuer l’idée d’une certaine solitude, tout en évoquant quelque chose de délicat et sensible. Le travestissement est commun à l’homme et la femme et peut-être utilisé pour les deux sexes. Une étrangeté, un trouble qui permettent tous les retournements ou détournements.
La solitude est perceptible : elle est triste et mélancolique mais jamais tragique. Je souhaite travailler sur la nostalgie des choses, pour convoquer cette mémoire fondatrice de l’identité : l’enfance ou l’adolescence, nostalgie de ces tubes d’hier qui ont marqué mon vécu et  qui résonnent encore aujourd’hui... Je désire réactiver les souvenirs, stimuler la mémoire du public.
La pièce prend ici une dimension cathartique où l’identité du personnage se révèle au fur et à mesure mais ne sera probablement jamais claire : ambivalente, complexe, drôle ou triste, homme ou femme, puissante ou fragile, entre vie réelle et vie fantasmée."
JC

 

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CREATION FEVRIER 2015

Conception et mise en scène Jonathan Capdevielle
Texte Jonathan Capdevielle avec la participation de Sylvie Capdevielle & Jonathan Drillet
Interprétation Jonathan Capdevielle, Marika Dreistadt, Jonathan Drillet & Franck Saurel

Conseiller artistique - Assistant à la mise en scène Jonathan Drillet
Conception et réalisation scénographique Nadia Lauro
Assistant à la scénographie Romain Guillet
Lumières Patrick Riou
Régie générale et plateau, bruitages live Jérôme Masson
Régie son Vanessa Court
Réalisation costume animal Daniel Cendron
Réalisation costume traditionnel Cécilia Delestre
Images Sophie Laly, Jonathan Capdevielle
Enfant Kyliann Capdevielle
Regard extérieur Gisèle Vienne et Virginie Hammel
Production Bureau Cassiopée – Léonor Baudouin et Manon Crochemore
Diffusion, administration Fabrik Cassiopée - Isabelle Morel et Manon Crochemore
Remerciements à Anne-Cécile Sibué-Birkeland, Alexandra Murillo, Laetitia Laplace, Maxime Laplace, Cynthia Laplace, Mercedes Tormo, Stéphanie Michaud, Didier Capdevielle, Alexandre Reyes, Florian Hémadou, Guillaume Hémadou, Eliane Roudaut et l’équipe du Quartz, scène nationale de Brest.

Production déléguée Association Poppydog
La pièce Saga a été portée en production déléguée par le Bureau Cassiopée de février 2015 à mars 2016.
Coproduction Le Parvis scène nationale Tarbes Pyrénées (FR) / Pôle sud, CDC en préfiguration-Strasbourg (FR) / Les Salins, scène nationale de Martigues (FR) / Scène nationale d’Orléans (FR) / CCN de Montpellier Languedoc-Roussillon dans le cadre de ]domaines[ et du projet Life Long Burning soutenu par le programme Culture de l'Union Européenne (FR) / L’Arsenic-Lausanne (CH) / Les Spectacles Vivants - Centre Pompidou-Paris (FR) / Maison de la Culture d’Amiens-centre de création et de production (FR) / Latitudes contemporaines-Lille (FR) / BIT Teatergarasjen- Bergen (NO) / Théâtre Ouvert-Paris avec le soutien de la Région Ile-de-France (FR) / La Ménagerie de Verre-Paris (FR) / Théâtre Garonne, scène européenne Toulouse (FR) / Arcadi (FR) / Bureau Cassiopée (FR)
Avec l’aide du Quartz, scène nationale de Brest (FR) et du Centre National de la Danse-Pantin (FR)
Avec le soutien de la DRAC Ile-de-France au titre de l’aide au projet.
Pour ce projet, Jonathan Capdevielle est artiste soutenu par APAP -Advanced Performing Arts Project- qui reçoit le soutien de la commission européenne

 

La pièce « Saga » met en scène une partie des épisodes d’un roman familial vécu dans les années 90. Ma sœur, mon beau-frère et le groupe d'enfants et d’adolescents que nous étions, vivions dans une aire de jeux où se côtoyaient les brigands, Bonnie & Clyde, des reconstitutions de films d’horreur, les week-ends à la plage, des répétitions du Lac des cygnes, des séances de spiritisme, mes premiers pas au théâtre, avec comme toile de fond les Hautes Pyrénées, son histoire et ses légendaires icônes. 

J’ai travaillé à partir des souvenirs de cette période, en revisitant les lieux, en convoquant les personnages et les situations qui composent les épisodes de cette trépidante vie passée. J’ai développé mon propre récit et celui de ma sœur, deux narrations, deux témoignages sur une même histoire. Ce passé raconté au présent est proche du docu-fiction, il s’entremêle au passé revisité et rend compte du caractère tout à la fois euphorique, ludique, mélancolique et sombre de ces épisodes de vie théâtralisée.

J’ai construit une narration qui fonctionne comme la mémoire. Elle opère par tris, sauts dans le temps, décalages entre le corps présent et le langage, sensations brouillées ou ellipses. Chaque matériau, archives, vidéos, scénographie, lumière, corps, jeu d’acteur doit trouver sa place pour entrer dans la symphonie du souvenir. Il y a comme deux formes de partitions qui nourrissent le récit, celle de la parole qui est presque continue, dans le style d’une pièce radiophonique ; et celle du mouvement des corps qui s’étire, se décale et par moment se fige. 

Dans cette masse mémorielle, la frontière entre la réalité et la fiction est ténue. 

Une dissociation s’exerce entre le corps et la voix, entre l’action et la parole afin d’être au plus près du regard porté par l’enfant sur ces évènements intemporels parfois déformés, exagérés, absurdes, et qui sont le miroir de notre identité.

Jonathan Capdevielle

 

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CREATION 6 NOVEMBRE 2017 / LE QUAI CDN Angers Pays de la Loire

D’après le roman Un Crime de Georges Bernanos

Conception, adaptation et mise en scène Jonathan Capdevielle
Interprétation Clémentine Baert, Jonathan Capdevielle, Dimitri Dore, Jonathan Drillet, Arthur B. Gillette (en alternance avec Jennifer Hutt), Michèle Gurtner
Conseiller artistique - Assistant à la mise en scène Jonathan Drillet
Conception et réalisation scénographique Nadia Lauro
Construction scénographique Les Ateliers de Nanterre-Amandiers - Marie Maresca, Michel Arnould, Gabriel Baca, Théodore Bailly, Mickaël Leblond
Création Lumières Patrick Riou assisté de David Goualou
Création sonore et musicale Vanessa Court, Arthur B. Gillette, Jennifer Hutt, Manuel Poletti
Composition musicale Arthur B. Gillette
Régie son Vanessa Court
Collaboration informatique musicale IRCAM Manuel Poletti 
Synthétiseur Modulaire Ray imaginé et construit par Benoit Guivarc'h avec les circuits de Ray Wilson
Costumes Colombe Lauriot Prévost
Régie générale Jérôme Masson
Regard extérieur Virginie Hammel
Production, diffusion, administration Fabrik Cassiopée –Isabelle Morel, Manon Crochemore & Romane Roussel
Remerciements Safia Benhaim, Marie Etchegoyen, Lundja Gillette, Laurence Viallet

Production déléguée Association Poppydog
Coproduction Le Quai Centre Dramatique National Angers Pays de la Loire / Nanterre – Amandiers, CDN (FR) / Festival d’Automne à Paris (FR) / CDN Orléans (FR) / manège, scène nationale-reims (FR) / Théâtre Garonne, scène européenne Toulouse (FR) / Arsenic - Centre d'art scénique contemporain, Lausanne (CH) / Le Parvis scène nationale Tarbes Pyrénées (FR) / Ircam – Paris (FR)
Avec le soutien de King’s Fountain
Avec l’aide du CND – Pantin, de la Villette – Résidence d’artistes 2016, du Quartz, scène nationale de Brest et de Montévidéo, Créations Contemporaines - Atelier de Fabrique Artistique.

 

Crédit photo Pierre Grosbois

 

 

 

En 2008, j’ai participé en tant qu’interprète à une fiction radiophonique de France Culture, réalisée par Jean Couturier. Il s’agissait d’une adaptation du roman policier « Un Crime », de Georges Bernanos. J’interprétais alors le rôle du curé de Mégère. A l'époque, j'avais été très frappé par cette œuvre singulière qui traite avec humour noir et émotion la question de l’identité et de la condition humaine.

Je suis natif des Pyrénées, près de Lourdes. J’ai passé mon enfance et mon adolescence dans un village de province. Je me suis frotté dès le plus jeune âge à ces personnages parfois emblématiques de la campagne, à leur franc-parler, à leurs traditions. Enfant, je garde le souvenir d’avoir été fasciné par la figure impénétrable du prêtre, que j’observais à l’occasion des mariages et des enterrements ou lorsqu’ils déambulaient en nombre dans les rues de Lourdes durant les pèlerinages du mois d’août. J’ai encore en moi ces atmosphères, ces images ; ce rapport tendre et difficile à l’arrière pays résonne dans mon travail qui s’articule autour de l’auto-fiction.

Georges Bernanos décortique avec minutie le caractère particulier de ces territoires isolés et la personnalité de ces villageois. C’est un personnage atypique qui est au centre de l’intrigue, une femme à la mission mortifère qui se cache sous l’habit de dieu et qui agit aux antipodes des principes et des valeurs que prône la religion catholique. L’auteur diffuse sa pensée par la voix du narrateur et celle des différents personnages qui gravitent autour du curé. Quitte à le perdre, il laisse le lecteur libre de mener l’enquête aussi complexe et impossible soit-elle.
Le curé de Mégère, interprété par cette femme, exerce un étrange pouvoir de séduction et de persuasion provoquant ainsi une sorte de chaos dans une organisation aux apparences solides. Les histoires personnelles et les failles de chacun des protagonistes sont révélées et leurs sentiments exacerbés. Je pense par exemple à ce jeune orphelin qui se prend d’affection pour la figure ambigüe de l’adulte travesti et entretient avec lui une relation tendre et cruelle, une confiance presque maternelle qui le pousse à agir dangereusement.  

En manipulant la symbolique religieuse et ses icônes, Georges Bernanos invente une enquête policière originale qui manie l’étrangeté, le fantasme et l’effroi tout en préservant un cadre complexe dans lequel les sentiments humains restent ancrés dans le réel.
Je souhaite mettre en scène le jeu de rôle de cette jeune femme travestie à la personnalité trouble et attachante. Une Héroïne tragique qui tire les fils d’un scénario empirique et qui provoque chez les autres la confusion des sentiments. Je souhaite que les acteurs naviguent dans ce labyrinthe « Bernanosien » en travaillant sur la multiplication des rôles joués et les différentes qualités d’interprétation du texte, qui oscillerai entre réalisme et exaltation. J’aime que les personnages soient par moment traversés par des chocs émotionnels intenses et que la frontière entre la réalité, le rêve ou le cauchemar devienne ténue. Je travaillerai également sur le corps et le mouvement des interprètes au plateau. Georges Bernanos décrit très bien cette énergie physique qui caractérise chacun des personnages du roman. 

Bien qu’écrit en 1935, ce roman qui flirte avec le fantastique, déploie des thématiques et des tabous intemporels, qui aujourd’hui encore peuvent poser des questionnements profonds dans le cadre du spectacle vivant. A mon sens, « Un crime » porte un discours à la fois intime et universel et interroge la religion de manière originale. L’ambivalence et l’homosexualité sous-entendues créent le trouble, et l’habit ici ne fait pas le moine. L’auteur nous invite à emprunter des chemins de réflexions de plus en plus troublants, à sortir des sentiers battus de la morale chrétienne. En interrogeant le fonctionnement des différents pouvoirs, le roman met en exergue les préjugés coriaces d’une société contemporaine qui veut tendre vers une certaine normalité. 

Il me paraît important de restituer les différents lieux où se déroule l'action, les espaces du dedans et du dehors. Ils agissent sur l'intensité des scènes qui se jouent dans le sens ou ils conditionnent le comportement, l’état physique et mental des personnages. La chambre est souvent le lieu de l'intime, de la confession, de la réflexion, du rêve, du cauchemar, de la maladie et de la mort.

Les lieux extérieurs, comme la campagne, représentent une sorte d'échappée sauvage, dont le climat qui oscille entre mauvais temps, orages et éclaircies, accentue la couleur sombre et romantique des situations et des drames qui se jouent. A la différence du huis clos, la nature a cette capacité à favoriser l’introspection. Afin de révéler les scènes extérieures, je veux créer un mouvement entre celles jouées au plateau et leur continuité hors champs.

Pour mettre en scène ces différents espaces, une scénographie sera créée par la plasticienne Nadia Lauro. Par ailleurs, un travail conséquent sur le son et la lumière sera mis en œuvre afin que le public puisse visualiser le dedans ou s’imaginer le dehors et par un effet de zoom, être le témoin privilégié de l’intimité des personnages.

Jonathan Capdevielle

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CREATION AVRIL 2017

conception et réalisation
Jonathan Capdevielle
assistante à la mise en scène Anne-Claire Joubard
avec l’aide de Marion Ballester et Jonathan Drillet
créé en collaboration et interprété par Jonathan Capdevielle, Marika Dreistadt, Michèle Gurtner, Anne-Claire Joubard, Franck Saurel, Jean-Luc Verna, Jérôme Marin, piano Olivier Algourdin, streaptease Angélique Billard, performance Yanis Guarida, magie Mathieu Mallet, clown Erwann Meneret
danse hip-hop Kévin Miradji, Hugo Galopin, Jason Paul, Malick Sylla, Ismaël Abdhallah, Mathias Razanamalala
danse (promotion 16/18 du cndc) Amélie Berthault, Lili Buvat, Estelle Garcia, Fujita Kazuki, Julia Vercelli, Kim Kiduck, Jean Lesca, Adrien Lichnewsky, Nelly Hyvert, Paul Warnery, Mathea Rafini, Tonin Sourjac
maquillage Mélanie Gerbeaux
vidéo Wilfried Thierry
DJ Sébastien Vion
lumière Nicolas Pillu
son Clément Prémartin
régie plateau Ronan Beaugendre, Tifenn Granveau


production Le Quai CDN Angers Pays de la Loire
avec le soutien du Chabada et du CNDC.

Jonathan Capdevielle est artiste associé au Quai CDN Angers Pays de la Loire.

crédit photo : Wilfried Thierry

PROJET PORTE EN PRODUCTION DELEGUEE PAR LE QUAI, CDN ANGERS PAYS DE LA LOIRE

 

Dans la pure veine du cabaret allemand de l’entre-deux-guerres, guidés par la figure de Jeanne d’Arc en armure sortie des flammes, les « cabarettistes » de l’Apocalypse donneront spectacle sur la mythique scène du Chabada… Artiste hors normes, acteur, marionnettiste, ventriloque, danseur, chanteur, Jonathan Capdevielle invente au Quai à Angers, où il est artiste associé, un cabaret d’un nouveau « mauvais genre »…

S’emparant d’un nouvel imaginaire social, épousant la somme des désirs, des rêves, des aspirations confuses et des angoisses propres à notre temps, s’inspirant du cabaret Est- Allemand de l’entre-deux-guerres, chantre révolutionnaire et joyeux de la contestation d’alors, Jonathan Capdevielle invente son cabaret, refuge et exutoire d’une époque traumatisée.

Bousculant les pensées figées et malmenant tabous et préjugés, les artistes professionnels et amateurs réunis par Jonathan Capdevielle enchaînent des tableaux dont l’esthétique à la fois brute, rangée ou décadente se déploie sous une forme chorégraphique, théâtrale et musicale en une série de numéros pluridisciplinaires aussi divertissants que grinçants. Au-delà du côté festif et du prêt à penser quotidien déversé dans les actualités, ce Cabaret Apocalypse éveille l’excitation et la curiosité en révélant l’étrangeté d’une parole populaire pouvant être à la fois ambivalente, transgressive et étrangère. Non sans humour et parodie, en toute tradition iconoclaste, ce cabaret imaginé porte un regard critique et artistique saillant et cinglant sur l’actualité, questionnant à sa manière, décalée, des sujets délicats de notre époque faisant débat, alimentant les commentaires, comme les artistes entre autres, qui toutes disciplines confondues, travaillent jour après jour à éveiller les consciences, à combattre l’ignorance et la sombre bêtise humaine.

« Nous satires, remercions sur un ton mélancolique la censure, si vite disparue. Nous l’avons maudite de son vivant, nous la contournions et la dupions quand c’était possible. Nous devons maintenant reconnaître avec honte, qu’elle nous facilitait la vie. Nous la grignotions peu à peu, furieusement sans être conscient qu’on lui devait tant de succès. Car ce qu’elle nous interdisait de dire nous le glissions en cachette entre les lignes. (…) À présent, nous devons soudain donner un caractère plus explicite à nos textes, et il faut reconnaître que de nombreux malentendus surviennent entre une part non négligeable du public et nous-mêmes, ce public qui jusqu’ici nous donnait son approbation silencieuse… »
Peter Ensinkat « Einwände gegen die Wende » Eulenspiegel 52/1989 (sur les bienfaits de la censure)