Production, diffusion
& administration
pour le spectacle vivant

MARCELA SANTANDER CORVALAN

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Création 2016

 

Chorégraphie et interprétation Marcela Santander Corvalán
En collaboration avec Mathilde Hennegrave , Ana Rita Teodoro et Amanda Piña.
Texte Mathilde Hennegrave

Costumes Corinne Petitpierre
Création sonore Maya Garcia
Création lumière Maëlle Iger
Régie Son Arnaud De la Celle ou Vanessa Court
Régie Lumières Antoine Crochemore
Production, diffusion, administration Fabrik Cassiopée – Manon Crochemore
Remerciements Volmir Cordeiro, Margot Videcoq, Daniel Zimmerman, Mickaël Phelippeau, Olivier Martin-Salvan, Matthieu Banvillet et tout l’équipe du Quartz.

Production déléguée Fabrik Cassiopée
Production Le Quartz, Scène nationale de Brest
Coproduction CND Centre National de la Danse
Avec le soutien de NadaLokal et Ministry of Movement Affairs (Vienne), Ménagerie de Verre (Paris)

 

Pour ce solo, je suis partie d´une posture extraite du duo Epoque, pièce créée avec Volmir Cordeiro à partir de danses de femmes artistes du XX siècle. Nous nous étions alors inspirés d’une danse japonaise qu’on m’avait racontée et que je n’avais jamais vue. Cette danse, que je n’avais jamais vue a continué à m’intriguer. A partir de ce trou et ce manque d’information, je me propose de plonger dans cette posture  pour développer une danse. 

Pour cette danse, Je serai accroupie. Je serai en bas, je verrai les choses d’en-bas. 

Je plonge dans cette posture fantôme, proche du sol, pour visiter la mémoire des gestes qui la constituent. C’est une posture millénaire, une posture d’attente, de travail, une posture parfois difficile, inconfortable, dont on pourrait croire qu’elle empêche le mouvement. 

En explorant cette position accroupie, je fais un voyage dans le temps, depuis les Andes précolombiennes, jusqu’à ses resurgences les plus contemporaines dans la culture occidentale. 

Je souhaite que le geste parvienne a creuser dans les différentes couches temporelles et geographiques du corps. La posture devient ainsi le territoire d’une archive vivante, une mémoire active. 

Je cherche un nouvel espace de fiction. Je raconte ce que je vois en bas et ce qui s’y passe. Les cheveux, les seins, le sexe et les jambes construiront une danse “d’en-bas”. Je ne pourrai pas m’écrouler, je ne pourrais pas m’élancer, mes genoux seront pliés, je marcherai, je sauterai, je danserai. 

Marcela Santander

 

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Création 2017

Conception et interprétation Annamaria Ajmone et Marcela Santander Corvalán
Création lumière Giulia Pastore

Production déléguée Cab 008 & Fabrik Cassiopée
Coproduction (en cours) Le Quartz - Scène nationale de Brest (FR), NEXT / Danae Festival - Milan (IT), Fondazione Piemonte dal Vivo (IT)
Avec l’aide de Compagnie AIEP Ariella Vidach – Milan (IT), Graner Barcelona (ES)

 

Le terme MashUp, dans la musique se réfère à une composition mélangeant de manière libre deux ou plusieurs samples , à travers un processus d’appropriation  et de manipulation des éléments. 

MASH applique, en partie, la même pratique sur le territoire chorégraphique, l’idée étant de créer une proposition dans la relation, entre nous, interprètes chorégraphiques et matériaux musicaux. Créer un espace hybride et dynamique dans lequel aucune des deux parties n’est annulée, et dans lequel la circulation entre les éléments est continue. 

La forme cabaret du début du siècle, les premières performances shock rock des années 60 aux Etats-Unis, les formats de télévision des années 80 en France, mais aussi les surprenants tutoriels de danse ante litteram du début des années 90, autant de supports qui ont permis de former un socle de sources d’inspiration. Des origines géographiques et des genres très variés pour construire une archive visuelle et conceptuelle commune, destinée à être traversée, étudiée, traduite, et ensuite mélangée, mixée, déformée. 

Dans l’utilisation de ces archives, c’est la contamination qui nous intéresse. L'attention ne se porte pas sur la reproduction de matériaux mais sur la dynamique qui se déclenche lorsque ces fragments sont mis les uns à cotés des autres ; et provoquent ainsi la création d’une proposition inédite porteuse d’une possible nouvelle signification.

Nos danses sont en perpétuelle transformation. Elles deviennent un lieu de coexistence entre les différents matériaux et nous. Elles nous appartiennent et en même temps, elles nous embrouillent, nous désorientent et nous obligent à nous acclimater en permanence.

C’est ainsi que se forme ce que nous appelons une inter-forme, composée d’un mélange de langages chorégraphiques dont chacune de nous est porteuse. Ces langages n’ont pas vocation à être autonomes mais ils existent pour accueillir et traduire l'autre, un choix possible pour générer une rencontre. 

Annamaria Ajmone & Marcela Santander Corvalán

 

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CREATION 2015

conception et interprétation Volmir Cordeiro et Marcela Santander Corvalan
Lumière Maël Guiblin

remerciements Clarisse Chanel, Carolina Mendonça, Phelipe Janning et toute l'équipe du Quartz

coproduction Le Quartz, Scène nationale de Brest
avec le soutien de la Ménagerie de Verre (Paris), Casa do Povo (Sao Paulo - BR), le CND, un centre d'art pour la danse

Composées par l’extase, la jouissance, la subversion, la lascivité, l’effroi, l’extravagance et la joie, les danses auxquelles nous nous sommes attachés requièrent une intense capacité à sauter d’une humeur à l’autre et à se raconter des scénarios imaginaires les plus insolents, sans négliger de désarticuler, désamorcer et secouer la chair. Pour chaque émotion, un programme de facultés imaginaires est créé pour rendre visible des présences spécifiques, des natures d’adresses variées et des modes de resentir interdépendants. Époque est une étude, un état des lieux des danses où une certaine manière de jouer des gestes difformes a été mise en question par des femmes artistes du vingtième siècle.

Nous avons commencé par lire des descriptions de danses faites par leurs créatrices, pour ensuite transformer ces écrits en partitions toutes courtes. Devenues fiction, ces partitions font passer les mots au statut de geste et commencent à inventer des danses autonomes par rapport aux sources qui les ont générées. Lorsque nous nous sommes approprié la puissance du mot dans sa capacité à produire des gestes, ces danses, que nous n’avons jamais vues, se sont mises à faire apparaître l’histoire d’un déphasage entre les danseurs comme prolongement du déphasage éprouvé entre les temps, les mots et les sensations, le théâtre et la nostalgie.

Époque désigne ainsi une catégorie qualitative et non chronologique, dans laquelle des éléments d’interprétation sont mis en jeu pour activer une histoire intime et vivante, voire perdue ou oubliée dans le passé symbolique de nos parcours de danseurs. La danse est ici prise comme le moyen brut et direct de visiter et aviver une archive qui ne cesse de chercher dans nos présents ses vitalités insistantes. Époque quêtera donc la magie de l’énigme, du mystère, de la force de l’instant et de son renouvellement assidu comme fondement du mouvement joué.

Époque est constituée des danses suivantes : La subversion de 1920, L’effroi de 1929, L’extravagance de 1926, Le mystère de 1996, La conquête de 2001, Le vertige de 1968, La domination de ?, L’euphorie de 1925, La croyance de 1965, La résurrection de 1973, Le vice de 1922, La lascivité de 1917, La jouissance de 1927, Le rêve de 1929, L’extase de 1920, La révolte de 1924 et Le débordement de 2015.

Marcela Santander Corvalán & Volmir Cordeiro